Category Conseils
Municipales 2020 et COVID 19

🥇 Vous lisez un article Premium habituellement réservé aux candidats accompagnés par Candidata. En cette période exceptionnelle, nous le mettons à disposition de tous nos lecteurs.

Dans notre dernier article, nous vous parlions des modifications liées à votre stratégie de campagne. Mais pour que tout cela ne reste pas de belles paroles, ou des mémos qui disparaissent sous une pile de papiers et dans vos boites e-mails, il faut passer à la pratique.

La mise en application des conseils stratégiques, vous oblige à un véritable travail de pratique et de questionnement. Les méthodes de campagne varient, si vous êtes candidat étiqueté politiquement, indépendant, ou que vous présentiez dans une agglomération, ou en zone rurale et péri-urbaine, vos tactiques seront différentes, même si vos stratégies sont similaires.

Premier conseil dès l’introduction : cessez immédiatement de regarder « comment ils ont fait dans telle commune » ou de penser « je veux la même affiche que (nom de maire + ville médiatisée) ». Ça peut paraître anodin de le préciser, mais votre efficacité dépendra de votre capacité à organiser votre équipe, et à développer les meilleures stratégies de communication, et pas de la façon dont vous allez copier chez le voisin.

Votre nouvelle façon de faire campagne : incarnez le leadership

Vous êtes dans l’incertitude. Comprenez alors que les électeurs le sont aussi. Au-delà même des électeurs, les citoyens le sont également, ainsi que les acteurs économiques de votre territoire.

La population a besoin de stabilité et de dirigeants à même de savoir ce qu’ils font et qui apporteront des réponses et des solutions. Si vous observez les réseaux sociaux, où les élus des différentes collectivités s’écharpent pour faire porter le chapeau à l’autre, vous noterez les réactions des internautes. Ils n’attendent pas de vous ou de vos colistiers, que vous pointiez du doigts des responsables à blâmer. Non !  Ils attendent les leaders capables d’agir concrètement à leur niveau et d’apporter des solutions. Vous faîtes déjà de votre mieux pour vos concitoyens ? Encore faut-il que votre plan média vous permette d’être visible, sans être accusé de récupération politique du confinement et de ses répercussions.

Alors voici 4 points à travailler pour mettre en pratique votre stratégie tout en faisant preuve de leadership:

  1. Votre équipe : Manager vos colistiers, vos militants et vos soutiens
  2. Votre image : soyez perçu comme le leader dont votre collectivité a besoin
  3. Votre message : soyez impactant, faîtes vous entendre et soyez reconnu !
  4. Vos événements : ne subissez plus la vague, provoquez la vague en étant innovant

Votre équipe : Manager vos colistiers, vos militants et vos soutiens

Image politique - élu

Bien sûr, vous le faîte déjà ! Vous savez gérer vos équipes, écrire un mail ou un animer une boucle Telegram ou Whatsapp, pour savoir à peu près qui fait quoi…  Nous vous parlons d’une réelle organisation au sens managériale du terme. Nous ne vous parlons pas d’une discipline de caserne militaire, nous amenons devant vous un principe simple d’incarnation du leadership. Pourquoi passer pour un leader auprès de vos propres équipes et de vos propres soutiens ? Parce qu’ils sont vos meilleurs ambassadeurs, et les plus à même de parler de votre talent de gestionnaire si vous le leur montrez.

  • Apprenez à déléguer. Un candidat, et plus particulièrement quand ce dernier est tête de liste, se doit d’être sur le terrain, ou en cas de confinement, de préparer ses prises de paroles. Dans le même temps, c’est son équipe de campagne qui prend le relais pour toutes les autres tâches. Alors qui fait quoi entre le directeur de campagne, le responsable mobilisation, le chargé de logistique ? Un conseil si c’est vous, candidat, qui vous occupez de tout ça, il est urgent de déléguer ! Mais au-delà de l’urgence, il est important de former vos colistiers et votre équipe de campagne, la bonne volonté ne remplace pas le professionnalisme, et inclus des erreurs souvent évitables.

  • Faîtes des réunions efficaces. Rien de plus terrible pour l’efficacité et le moral des troupes, que des réunions interminables, avec un ordre du jour pas adapté et des discussions non-maîtrisées. Comme tous les éléments de votre campagne, une réunion d’équipe ça se prépare. Les réunions d’équipe, comme vos réunions publiques, sont des vitrines de vos compétences de manager. Si vous ne maîtrisez pas une simple réunion, qu’en sera-t-il lors des conseils municipaux et communautaires ? Dans un monde professionnel et politique où les réunions toutes plus chronophages les unes que les autres s’accumulent, soyez innovant et agissez en leader, par exemple en vous formant à la conduite de réunion politique.

  • Tenez vos indicateurs de performances. Oui encore une fois, nous nous tournons vers des éléments tangibles pour mesurer l’efficacité des colistiers et des militants. L’objectif n’est pas de fliquer ceux qui se donnent corps et âmes pour vous, mais bien de mesurer l’impact de chacun pour lui assigner des missions de campagne adaptées. L’aspect technologique compte également dans toutes les campagnes modernes. Si vous envoyez des e-mails à vos contacts politiques, combien ont été ouverts, ou combien ont généré un clic ? Si vous avez fait une campagne de sms, combien de réponses directes avez-vous obtenu ? Combien de portes frappées, les statistiques de présence à vos réunions publiques en ligne, quelle est la qualité de suivi de vos contacts électoraux ? Pour connaître la dynamique et l’améliorer, il faut une base chiffrée à laquelle se référer.

  • Former vos équipes et vos militants. Vous l’avez remarqué, une campagne électorale regroupe énormément de domaines au sein d’un même projet ayant pour objectif de vous faire élire. Organisation d’événements, gestion des réseaux sociaux, élaboration de stratégie de communication, écriture, droit électoral, finance, et tant d’autres. Pensez-vous que toute la bonne volonté de vos équipes et de vos militants suffise pour éviter des bourdes qui peuvent vous être fatales. Parfois même en pensant bien faire, un militant ou un community manager bénévole, pas assez briefé, devient une véritable bombe à retardement, pouvant vous faire perdre ou faire invalider les résultats du scrutin… Avouez que ce serait dommage. La solution ? Formez vos troupes ! Prenez le temps de faire un tour complet des postes stratégiques et d’exécution au sein de votre équipe. Mais prenez aussi le temps de faire un brief complet le temps d’une soirée sur les bonnes pratiques à observer en campagne pour vos militants et soutiens. On vous en parle d’expérience… Ca sauve des campagnes et des mandats… Pensez-vous incarner le leader de demain en enchaînant les accrocs ? Contactez-nous pour former votre équipe de campagne et éviter les pièges.

Votre image : soyez perçu comme le leader dont votre collectivité a besoin

réseaux sociaux

Si vous imaginez qu’il suffit d’un document de 4 pages format A4 et d’une photo d’équipe sur fond de nature verdoyante pour l’emporter… Il va falloir faire un petit peu plus d’efforts si vous voulez gagner. Votre stratégie de conquête électorale est différente, ou juste très légèrement impactée ? Alors vous devez prendre ces changements en compte, dans la structuration de votre image. Pour incarner le leadership vous devez travailler votre image. Ne laissez rien au hasard, tout peut se jouer à des détails.

  • Le logo de campagne et le slogan de campagne. Est-ce que votre logo doit changer lors de la reprise de campagne ? Pas forcément, notamment dans des campagne rurales ou périurbaines, durant lesquelles les électeurs ne s’attachent pas spécialement au logo, mais au fond et à l’aspect global des visuels de campagne. Vous pouvez cependant y apporter quelques légères modifications, notamment en le modernisant un peu. Ca aura le mérite de montrer une évolution, sans transformer la totalité de votre démarche électorale. En clair, un logo qui ressemblera à votre équipe, à votre projet ; plus ces éléments seront modifiés, plus votre logo devra l’être en conséquent. Pour votre slogan en revanche, vous devrez apporter une attention très particulière à la réalisation de celui-ci. Créer ou modifier un slogan ou devise de campagne n’est pas une petite décision, il en va de même pour le nom de votre liste. Est-ce un sacrilège de modifier le nom de votre liste, et votre slogan ? La réponse est non ! Pourquoi ? Nous mentionnions dans notre précédent article, les changements qui peuvent intervenir dans la constitution de votre liste, ainsi qu’un contexte sanitaire particulier et des préoccupations des citoyens différentes de celles d’avant le confinement, remettent en cause vos objectifs. De fait, élaborez un slogan qui colle à votre candidature et à la dynamique de votre campagne est essentiel. C’est la cohérence de votre candidature qui est en jeu. Un slogan c’est votre signature !

  • La charte graphique et documents de campagne. Les citoyens sont inondés de prospectus toute l’année… Et c’est encore pire en période électorale, les boîtes aux lettres se remplissent de flyers de tout formats, remplis de textes semblables à des publicités. De façon similaire, vos tracts que vous aviez l’occasion de distribuer sur les marchés, terminaient souvent dans la poubelle la plus proche, au fond d’un sac promis à accueillir les épluchures de légumes, ou pire encore quelques mètres plus loin sur la chaussée. La situation étant très différente, la campagne l’est aussi, les enjeux tout autant… Alors changez ! Changez le fond pour commencer. Adaptez votre texte sans dédire ce pour quoi vous vous battiez lors des élections de mars 2020. Mais faîtes preuve d’empathie, imaginez les préoccupations de vos concitoyens, et quelles solutions vous pouvez leur apporter. Pour le fond des documents, nous vous conseillons des versions épurées de vos documents avec des couleurs reconnaissables. Peu importe la couleur choisie, il faut qu’elle corresponde à un état d’esprit et qu’elle soit en cohérence avec votre démarche générale. Un conseil : faîtes simple et soyez concret !

  • Les photos de campagne. L’attention des électeurs est très sollicitée, en permanence et particulièrement en période électorale. Des études montrent même que l’attention humaine sur un sujet tend à décliner de plus en plus. Comment attirer l’œil des citoyens sur votre programme, sur votre proposition ? Et même comment incarner le leadership à travers votre image (au sens propre et figuré du terme) si personne ne jette ne serait-ce qu’un œil à vos documents (papiers ou en ligne) ? C’est peut-être une somme à dépenser, un investissement important, mais jamais vous n’aurez mieux dépensé votre argent en campagne que pour embaucher un photographe professionnel pour réaliser vos photos de campagne. Non ! Nous ne parlons pas de votre petit neveu qui fait des photos de temps en temps et qui a shooté le mariage de votre belle-sœur il y a 3 ans. Même si en interne, quelqu’un se propose de vous faire de belles photos pour quasiment rien, sachez qu’il y a des personnes dont c’est le métier. Il y a même des spécialistes de la photo politique et électorale, et les résultats sont là. Une belle photo, qui vous met en valeur, qui communique une vision, un message, une dynamique, qui correspond à votre démarche et à votre tempérament, le tout avec le cadre qui convient… Des photos différentes et qui s’adaptent à chacun de vos supports (documents, tracts, profession de foi, photo d’affiche, couverture et profil facebook, instagram, etc…), en général le shooting se passe sur une demi-journée ou une journée entière selon vos besoins. Mais dans une société où l’apparence et le visuel jouent un rôle considérable, véhiculer des émotions via votre image est essentiel pour gagner des voix dans la dernière ligne droite, pour gagner les indécis également. Alors pensez-y, ça serait dommage de perdre à quelque voix près car vous avec voulu faire plaisir à votre petit neveu.

  • Votre site internet et vos réseaux sociaux. L’indispensable des candidats, certains ne jurent même que par eux : les réseaux sociaux sont en effet indispensables à votre campagne. Beaucoup pensent en revanche que les sites internet ne servent plus à rien. Là, cependant on a de quoi douter encore un peu. Ne nous trompons pas d’objectif. Sur les réseaux sociaux l’objectif n’est pas de convaincre ou de faire démonstration de la viabilité des 189 propositions pour votre commune. Les réseaux sont des outils qui vous permettent une certaine forme de communication, envers un public ciblé. Chaque réseau social à son audience, vous comptiez convaincre les jeunes de moins de 25 ans en postant des vidéos Facebook… ? (il devient urgent de nous contacter) ça fait bien longtemps qu’ils ont migré sur d’autres canaux de communication… Faut-il changer votre stratégie sur les réseaux ? C’est surtout le contenu que vous devez modifier. Mais aussi les interactions avec vos soutiens et les citoyens qui suivent votre page. Le Covid-19 modifie grandement les manières de faire campagne, votre site internet devient une vraie ressource pour les électeurs en manque d’informations à votre sujet… Encore faut-il que le lien de ce dernier soit disponible et visible sur tous vos réseaux et documents de campagne. Travaillez l’articulation entre votre site et les réseaux sociaux, et n’hésitez pas à innover dans les contenus que vous proposez.

Votre message : soyez impactant, faîtes vous entendre et soyez reconnu !

Résultat élection départementales 2015

Vous n’avez pas besoin d’être Victor Hugo pour composer des messages de campagne efficace. Par message nous entendons les éléments qui vont inspirer les électeurs, ils sont comme des maillons d’une chaîne qui vous définissent et vous donne à voir comme le leader que vous voulez incarner. Le message est composé de plusieurs éléments indispensables inhérents à tous ceux qui dirigent et qui sont amenés à s’adresser à un grand nombre de personnes. Petite revue de détails et conseils par nos consultants.

  • Inspirer. Un trait que partagent tous les grands orateurs est leur capacité à inspirer à travers leurs discours. Mais n’est pas Barack Obama qui veut. Il existe pourtant une méthode qui permet d’inspirer ses concitoyens, et diffuser autour de votre candidature, l’aura des leaders de demain. Cette méthode, c’est le storytelling : l’art de raconter votre histoire. Petite précision qui s’impose, non pas l’art de raconter des histoires, mais bien votre histoire. Pour cela, il faut vous poser les bonnes questions sur les motivations qui vous poussent à être candidat. C’est également un bon moyen de faire la différence. Combien de tracts de campagne avec un nombre impressionnant de propositions, plus ou moins adroites, numérotées vous recevez en moyenne par élection ? Beaucoup trop ! Combien de fois vous avez vu un candidat justifier sa candidature en additionnant des lignes de son CV enchaînant les mandats ? Beaucoup trop ! Il est temps d’avoir un message plus émotionnel et plus convaincant qu’une litanie de dates et de mandats. Faîtes vibrer le cœur de vos électeurs ! Et désolé de vous l’apprendre, ça ne fait rêver personne vos 6 ans au conseil d’administration du syndicat intercommunal de gestion des déchets. N’hésitez pas à nous contacter pour travailler ensemble votre storytelling, et faire la différence auprès des électeurs. Cette technique est d’autant plus redoutable qu’elle fonctionne avec les électeurs indécis et les abstentionnistes

  • Informer. Les électeurs sont encore terrorisés par les annonces émises par les autorités, relayées par les journaux télévisés. Ils le sont encore plus par la déferlante de fausses informations qui circulent sur les réseaux sociaux. Dans cette période troublée, il vous revient de donner des informations sur les sujets qui préoccupent les citoyens. Pourquoi ? Parce que vous êtes un candidat leader et que vous vous devez d’être informés avant les autres. Cette information, vous en devenez ainsi les pourvoyeurs, et c’est vers vous que se tourneront alors les personnes qui cherchent des informations, mais aussi des solutions. C’est sur ce point que vous pouvez faire la différence. Tournez-vous vers les sources d’informations fiables, notamment vers les préfectures et les Agences Régionales de Santé. Si jamais vous êtes amenés à être candidat tout en étant challenger non-élu ou si vous êtes dans l’opposition, il se peut que la majorité en place procède à un filtrage d’informations pour s’octroyer le monopole de l’action ou de la diffusion via les canaux institutionnels. Des solutions existent pour parer à ces éventualités. Notre conseil : utilisez les réseaux sociaux et la presse pour poser publiquement des questions et pourquoi l’exécutif en place n’y a pas répondu. Nous vous énoncions plus haut qu’il ne fallait pas s’inspirer des communes voisines pour vos visuels. Néanmoins pour comparer la situation de votre commune si une situation similaire est mieux gérée ailleurs, alors faîtes le savoir. Prenez garde cependant aux différences d’échelles, si vous habitez une petite commune rurale, ne comparez pas la gestion de la crise du Covid-19 avec celle d’une métropole ou d’une grande agglomération, même voisine. Bref soyez leader de l’information et de la solution et adoptez cette attitude dans tous vos supports, sans oublier de décliner à chaque fois en fonction du média ou du réseau social que vous utilisez.

  • Mobiliser. Enfin pour vous distinguer et rendre vos messages impactant, il va falloir pousser les gens à l’action. Objectif clair : les faire voter pour vous, et mieux encore, les faire adhérer à votre projet pour qu’ils deviennent de véritables ambassadeurs de votre candidature. Au-delà d’une simple histoire inspirante ou d’un avis informatif, votre message se doit d’avoir un impact sur la situation politique. L’élection à laquelle vous concourrez n’est pas un joyeux après-midi à la plage, il s’agit ni plus ni moins que de la conquête du pouvoir. Rassurez-vous, une fois élu, la teneur de vos messages ne seront plus les mêmes, conquérir et diriger sont deux actions différentes, et il convient de communiquer différemment pour chacune des deux situations. Mais voilà, nous sommes en période électorale, il faudra passer à l’attaque et vous défendre. Bien souvent dans une élection municipale, il s’agit d’un référendum, pour ou contre le candidat sortant, sa personnalité et dans une moindre mesure son bilan. Si vous êtes l’opposant, alors il vous faudra critiquer le bilan, sinon pourquoi vous présenteriez-vous ? La mobilisation commence par la différenciation, tout un pan de l’électorat est contre le maire sortant, à vous de vous imposer pour apparaître comme l’opposant majeur et être perçu comme tel par l’électorat. Nous vous conseillons la retenue, être opposant ne veut pas dire virer dans le populisme et le mensonge. D’ailleurs les électeurs ne sont pas friands des candidats qui traînent leurs opposants dans la boue. Vous avez le droit d’émettre des critiques, d’être négatif, mais ayez un contrepoint et soyez constructif, ayez toujours une bonne proposition à mettre en regard d’une attaque en règle. Vous êtes le candidat sortant, alors insistez sur votre bilan, vos réalisations majeures, votre vision, ou si tout n’a pas été parfait, sur votre combat, votre dévouement, votre disponibilité. En d’autres termes, ne prenez que les éléments qui font de vous un leader en capacité d’apporter protection et espérance à votre population. Mettez-les en oppositions à la critique, prévoyez un plan média qui vous laisse de la latitude pour anticiper les critiques de vous opposants et les désamorcer avant même qu’elles ne soient médiatisées. Autre conseil imposez votre agenda, mettez en lumière les problèmes, soulignez à quel point ils pourrissent la vie des citoyens et proposez une solution. Mais surtout pointez des sujets sur lesquels vous êtes préparés à répondre et qui sont importants aux yeux de vos électeurs, l’emballement des médias vous ferait payer cher, si vous n’étiez qu’un candidat apte à dénoncer sans rien proposer en retour. Il faudra de toute manière être offensif durant la campagne, sans quoi c’est vous qui serez attaqué. Tentez autant que possible de rester cohérent, clair et concis dans la conception et la diffusion de vos messages. C’est à ça qu’on reconnait les leaders.

Vos événements : ne subissez plus la vague, provoquez la vague en étant innovant

distribution de masques municipales 2020

Nous parlions des points communs que partagent les leaders, pas seulement en politique, mais aussi dans d’autres domaines. En voici un autre : l’innovation - soit la capacité à ne jamais être pris par surprise. Les leaders en politique qui ne sont jamais frappés par la vague de la nouveauté sont ceux qui ont su être le plus innovant. Pour les dédouaner de leurs succès, leurs adversaires invoquent divers arguments de mauvaise foi : beaucoup de chance, un contexte particulier, mais rarement ils ne font état de leur propre faiblesse à anticiper. Eux se sont fait emporter par la vague, surpris, par manque d’anticipation, par refus de l’innovation, ils se sont fait damer le pion par les vrais leaders. C’est à vous de choisir dans quel camp vous voulez être : Ceux qui prennent la vague de plein fouet et sont désarçonnés, ceux qui surfent sur la vague, avec un léger train de retard ou bien ceux qui provoquent la vague. Vous l’aurez compris l’application stratégique de nos recommandations en sortie de Covid-19, c’est d’être innovant à travers vos événements de campagne. Soyez les premiers à innover, les autres ne pourront que vous imiter, vous suivre, ou vous critiquer, mais l’avantage sera de votre côté.

  • Préparer. Un événement de campagne ça se prépare. Louer ou réserver une salle n’est pas la seule chose qui doit vous importer. D’ailleurs si vous êtes candidat, c’est à votre équipe de s’occuper des éléments logistiques. Un événement public n’est pas uniquement composé d’aspects matériels qui s’accumulent pour donner une réunion, un atelier ou une rencontre presse. Chaque point est essentiel, que ce soit au niveau matériel, mais aussi dans l’organisation et le déroulé de votre événement. Quoi de pire qu’une réunion où la parole n’est pas également répartie, et durant laquelle personne n’est vraiment en mesure de comprendre qui dirige la liste, qui incarne la figure du leader. Les questions du public, les présentations personnelles, l’exposition de votre motivation, la place ou non des visuels et mini-films de campagne lors de votre événement. Quel sera l’ordre de passage ? Qui parle ? Combien de temps ? La gestion des agitateurs ? Quel est le signal quand quelqu’un parle trop ? Tant de questions à traiter, que ce soit avec votre équipe restreinte de quelques personnes, ou avec votre consultant politique. Au passage, si vous pensez qu’une présentation type diaporama est suffisante, qu’une vidéo de campagne, c’est beaucoup trop pour une « petite » campagne électorale, il est grand temps de nous contacter. Innover c’est aussi surprendre, casser les codes, mais c’est avant tout maîtriser sur le bout des doigts tous ce qui compose votre événement.

  • Moderniser. Lorsqu’il est question de réunions publiques ou de meetings de campagne, les candidats qui nous consultent ont toujours tendance à sombrer dans deux excès systématiquement opposés. D’un côté les tenant d’une ligne extrêmement classique pour ne pas dire « attendue », un peu comme un impératif de toute bonne campagne électorale digne de ce nom. De l’autre, les ardents partisans de « show à l’américaine » avec feux d’artifices et personnalités médiatiques invitées. La solution se situe le plus souvent entre les deux, mais dépend grandement de la taille de votre commune, et de l’état d’esprit de votre campagne. L’essentiel est d’avoir une vision équilibrée de vos rendez-vous électoraux, peu importe leurs formes : meetings, réunions d’appartements, ateliers de coconstruction de programme, débat en plein air… tous ces happenings de campagne sont des attendus d’une campagne classique. Attention aux objectifs que vous vous fixez. Si le but pour vous est d’engager des premiers soutiens, ou s’il s’agit avant tout de fidéliser des électeurs déjà acquis, les événements ne peuvent pas être similaires et les discours également. Alors quand on suggère de moderniser, il s’agit tout autant de moderniser le fond et la forme. Nous vous parlions des vidéos de campagne, mais aussi des permanences ouvertes qui sont des éléments classiques auxquels vous pouvez apporter des touches de modernité. La modernisation doit aussi toucher à vos supports et outils de communication. Place aux événements numériques en ligne, que ce soit sur des supports fixes ou digitaux. Pas besoin d’utiliser les hologrammes de Jean-Luc Mélenchon pour moderniser votre campagne. Une bonne stratégie et des ajustements peuvent donner un avantage décisif à votre campagne.

  • Adapter. L’adaptation est une force majeure des leaders, qui ne se laissent pas impressionner par les éléments imprévus. Nous sommes actuellement en pleine période de bouleversements et peu de personnes auraient pu prévoir ce qu’est la situation sanitaire actuelle, et les conséquences électorales qui en découlent. L’adaptation est votre force, votre carte maîtresse, encore faut-il la jouer intelligemment. Vous l’aurez compris, il va être difficile de reprendre la campagne en sortie de confinement, comme si rien ne s’était passé. Alors il convient de vous adapter à cette nouvelle campagne qui commence, mais aussi d’adapter votre campagne à la situation, et pourquoi pas en profiter pour toucher des cibles d’électeurs que vous n’aviez pas envisagé de conquérir. Les citoyens aiment les leaders, qui innovent et qui sont capables de s’adapter, car ils sont dans l’action et ne subissent pas les événements. C’est ce dont les gens ont besoin, un élément politique stabilisant qui ne se laisse pas dicter son chemin par un impondérable, mais qui prend les choses en main pour continuer de nourrir le dialogue. Alors ne stoppez pas les réunions d’appartement, les réunions publiques, les ateliers de co-construction. Mais déplacez-les sur le champ numérique. Bien entendu il y a plusieurs catégories de population (les plus âgés, les personnes en situation de rupture technologique) que vous ne parviendrez pas à toucher. Il faudra vous faudra utiliser des canaux plus traditionnels, tel les courriers et les coups de téléphone pour cela. Néanmoins, si vous éprouviez des difficultés à attirer l’attention des jeunes électeurs, de tels outils vous seront utiles. Mais ne pensez pas que transformez vos habitudes, en passant sur des supports numériques, suffira à faire de vous un leader innovant qui captera les regards citoyens. De tels événements, même modestes en nombre de participants se doivent d’être préparés en amont, d’être gérés dans le déroulé, et bien entendu accompagnés d’un suivi régulier des personnes avec qui vous avez engagé le dialogue.

Vous l’avez compris à la lecture de cet article premium bien plus long que d’habitude, la tactique, la mise en application de votre stratégie nécessite un questionnement profond. Quand vous décidez de remettre en question ce qui constitue l’ossature même de votre candidature, les répercussions doivent se faire sentir de manière visible sur le terrain (numérique ou non). En vous lançant tête baissée dans la mise en application de vos éléments de campagne, en comparant avec les communes voisines ou sans penser en amont aux objectifs et à la stratégie, vous êtes dans l’improvisation totale, et c’est un risque qui coûte cher en période électorale.

Dans la dernière ligne droite, vous ne pouvez pas vous permettre le luxe de perdre des voix qui vous seront très précieuses. Avec le désintéressement croissant des citoyens pour la chose publique, le manque d’investissement en politique, la montée des populismes, et de l’abstention, vous aurez fort à faire pour convaincre la majorité des électeurs. De plus avec la situation actuelle de confinement liée au Covid-19, votre reprise de campagne municipale sera fortement impactée et le taux d’abstention restera élevée. Alors n’hésitez pas, prenez contact avec nous !